Heureusement (exercice géopoétique – du parc à la forêt en passant par le pont)

Heureusement qu’il y a les fleurs
Des parfums d’humidité exaltante
Des chemins de pierres mouillées
Chemins touffus, branchus, feuillus
Enracinant mon pas fuyant
Guidant ma traversée de naufragée
Me laissant être-moi, être-là
Me laissant
Passer.

@ Martha Tremblay-Vilao

@ Martha Tremblay-Vilao

Heureusement qu’il y a l’herbe
Émergeant grandiose et rampante du sol
Elle s’enroule autour de mes jambes
Portant chacun de mes mouvements
Dans une danse fluide et sans goût
Immense et sans geste
Dans l’immobilité
D’un désir couleur vert
Soleil.

@ Rachel Bouvet

@ Rachel Bouvet

Heureusement qu’il y a l’eau
La fontaine, le lac, la mer, le fleuve
L’eau clignotante pêche sur le pont
Le regard distrait des passants
Le fleuve saute par-delà le bruit
Strident et métallique du fer
Dans un vertige
De bleu
Et d’argent.

@ Rachel Bouvet

@ Rachel Bouvet

Heureusement qu’il y a la bordure

La bordure du chemin
La bordure du fleuve
La bordure du pont
La bordure de la page

@ Rachel Bouvet

@ Rachel Bouvet

La bordure où vit l’oiseau
Le cri
L’envol.

Martha Tremblay-Vilao

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