À découvert

Positionné rue du Laos, un périscope émerge du gazon. Il surveille les terrains vagues du nord-ouest, où se déploient des bataillons de mauvaises herbes, prêtes à coloniser les habitations du Bonheur. Par-delà les clôtures, de l’autre côté de Henri-Julien, les innombrables fenêtres des édifices transformés en ateliers – en lofts peut-être – guettent l’improbable plongée du sous-marin ennemi. Improbable, puisque pris au piège par les fortifications encerclant le couvent des Carmélites.

Laissant sous-marin et bataillons derrière nous, nous poursuivons notre marche vers le sud. Dans la grisaille et les grains de pluie intermittents, nous croisons une jeune femme au parapluie déployé, qui chemine vers nous avec un air interrogateur. Mais qu’est-ce que nous pouvons bien chercher par ici? Le bonheur est simple, disait le graff.

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Triptyque à quatre pattes

Depuis que les Flâneries du mercredi ont commencé, je suis à chaque fois surpris du nombre de chaise, de fauteuils et de tout autre type de dispositifs à quatre pattes destinés à la position assise que nous croisons durant nos parcours. Voici quelques-uns des objets en question, glanés lors de notre dernière sortie.

Périscope

Périscope, rue du Laos, 2013.

 

Quelqu’une prétend que, rue du Laos, des sous-marins mènent une guerre secrète contre les pissenlits.