Amours anonymes

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Parc Casimir-Dessaulles, Saint-Hyacinthe. Lui, d’un côté de la table à pique-nique, accompagné de sa glacière Igloo. Elle, de l’autre, range une boîte-à-boire vide et du papier cellophane froissé dans son sac isotherme. Il pourrait s’agir d’un couple ou encore de collègues partageant un lunch et, pourtant, ils n’échangent pas un mot, préférant au blanc des yeux des amours anonymes gravées au canif. Fatigue du silence partagé oblige, il se couche sur le banc, lève et croise les jambes pour déposer ses semelles empoussiérées sur une écorce avant de fermer les yeux. La montre reposant sur son ventre, ne laisse rien présager du temps qui passe – ou ne passe plus.

Elle finit par le regarder en n’offrant même pas la possibilité d’une moue. Elle prend sous le bras son sac isotherme avant de quitter le parc en claudiquant.

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1 commentaire

  1. Parfois on est là, sur place, et on rate l’essentiel, comme ceci… Mais peut-être faudrait-il le formuler autrement et dire qu’on était présent, mais pas à cela!

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